2024-2025, année de la Justice à Jeanne d’Arc de Montrouge ? Saison 1

Pour ceux qui n’auraient pas suivi le feuilleton JDA à Montrouge (peut-être pas assez médiatisé ?), rien ne vaut quelques chiffres, incontestables, alors que certains voudraient croire et faire croire à une cabale contre la chef d’établissement qui aurait tout bien fait…

En voici La Genèse :

La création d’un collectif de plus de 150 parents mécontents en 2021,

Une mise en demeure sur les risques psycho sociaux en 2022 par l’Inspection du Travail après avoir reçu de nombreux témoignages accablants, constaté plusieurs manquements à la loi et une augmentation des arrêts maladie et du turnover.

En janvier 2024, soit plus de cinq années après l’arrivée de la chef d’établissement, le taux de turnover du personnel s’élevait à 75% et celui du personnel du secondaire à 58%.

Quatre articles de presse dans la presse locale et plusieurs citant JDA dans la presse nationale. Deux articles de presse dans la presse nationale sur le « bénévolat » de la présidente d’OGEC.

Trois licenciements, quatre procédures prud’homales.

Cinq syndicats signataires de la déclaration liminaire lue le 15 février 2023 en CPR( commission paritaire régionale qui réunit syndicats de l’enseignement privé et organisations professionnels des chefs d’établissement)

Des douzaines de courriers envoyés aux instances catholiques et au rectorat de Versailles.

Et sans oublier la naissance d’un collectif, notre collectif StopSouffrancEC ! Le soutien indéfectible apporté à la chef d’établissement par les autorités de Tutelle et diocésaine a permis l’avènement de notre collectif. L’union fait la force. Parce que rappelons-le, la décision de créer un blog et un collectif vient de parents dépités de ne pas être pris au sérieux alors qu’ils avaient alerté quantité de personnes, en vain.

La violence subie au fil des années est inquantifiable tant l’accumulation des dégâts s’affiche comme un déluge dans la vie des personnels. Ces personnels dont les demandes d’aide ou de protection ont été balayés d’un revers de main.

Les alertes / dénonciations par plusieurs personnels, tous les syndicats individuellement ou en intersyndicale, des parents et les constats et rappels de l’Inspection du Travail ont été nombreux. Et pourtant, comme trop souvent lorsque des crises sévissent dans l’enseignement catholique, beaucoup préfèrent cacher plutôt que d’admettre la violence et font bloc. Comment mieux le résumer que ces propos d’un chef d’établissement à la retraite pour Actu92 le 16 juin 2023 : « C’est un milieu extrêmement fermé, qui n’est pas propre à JDA, mais à l’enseignement catholique en général, où tout le monde s’autoprotège; tout le monde est responsable, mais personne ne l’est, témoigne un ancien chef d’établissement privé. Il y a un vrai contraste entre le projet d’éducation bienveillante, humaine et spirituelle mis en avant et ce qu’il se passe en coulisses.”

A Montrouge, la gestion de crise n’a pas été différente et ce, malgré un nombre très important d’éléments à charge : des remparts tout autour de la chef d’établissement mise en cause : personnels, parents, présidentes de l’APEL, présidente d’OGEC, tutelle, DDEC, évêque et élus de la mairie de Montrouge. Chacun en tirant un avantage pécunier ou pas : entre la présidente d’OGEC à la « double casquette » également à la tête d’un cabinet de coaching et dispensant entre autres des formations pour Formiris (proposées à JDA), les différentes présidentes d’APEL ou les élus dont les enfants sont scolarisés à JDA, le maire de Montrouge dont l’enfant est élève dans l’établissement et dont sa femme intervient dans le cadre d’ateliers de déclamation, l'embauche familiale ou des amis/connaissances…Toutes ces personnes qui généralement ne savent pas grand-chose du dossier mais qui pourtant soutiennent aveuglément.

Sans oublier les nombreuses alertes auprès du rectorat de Versailles, plusieurs restées sans réponse et d’autres, après relances, grandement minimisées.

Les années se succèdent avec à chaque fois de nouvelles victimes. Mais, comme le ridicule ne tue pas, chaque année donne lieu à un thème pastoral chaque fois un peu plus ubuesque.

Comment oublier celui de « la Vérité pour base » ou « l’Amour pour moteur » ?

Cette année le thème de 2024 /2025 n’est autre que celui de la « Justice à Jeanne d’Arc de Montrouge ». Il faut sans doute y voir un écho à la justice divine : Dieu est Amour, Dieu est justice.

Mais pour le moment, ses fidèles sont aux prud’hommes, victimes d’une injustice indéniable.

Des dégâts qui ont fait perdre la croyance en une possible justice.

Mais l’horizon s’éclaircit. L’année 2024-2025 serait-elle finalement l’année de la justice, la vraie ? Une présidente d’OGEC « accusée de jouer un rôle déterminant dans les situations de malaises au travail décrit par différents employés » qui a fait ses adieux. Est-ce que cette année enfin, nous verrons la direction de l'établissement changer aussi ?

Plusieurs condamnations de l’OGEC aux prud’hommes pour licenciement abusif.

Ces victoires sont le fruit de tous les efforts et l’énergie déployés pour faire reconnaître les manquements. La justice est passée là où la loi du silence assourdissant permet un mépris décomplexé face à la souffrance des personnels qui devraient légitimement être le combat de nos employeurs.


 

Commentaires

Nicolas PARATORE a dit…
Le travail est une formidable source d'épanouissement et ne devrait jamais être une atteinte à la santé.
Bravo à l'abnégation du collectif dans sa lutte contre ces licenciements abusifs. Ce collectif est maintenant en droit d'attendre, que les personnes à l'origine de ces licenciements fassent amende honorable si tant est qu'elles soient habitées par quelques bribes de la pensée sociale de l'église, ce qui est loin d'être gagné.


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