Harcèlement scolaire : une enquête ouverte après l’agression d’une jeune fille de 13 ans
Accusée de faire de la sorcellerie avec des bracelets brésiliens, Maeline a été passée à tabac par huit autres collégiennes à l’Institution Saint Jude d’Armentières dans le Nord.
«Ils ont tous commencé à me taper, à me donner des coups dans la tête, dans la nuque, dans les chevilles, dans les tibias», témoigne Maeline à BFM Grand Lille , une collégienne de 13 ans agressée dans son établissement. Les faits se sont déroulés le 14 octobre dernier, vers 13 heures, dans l’une des cours de l’Institution Saint Jude d’Armentières, dans le Nord. Prise au piège et plaquée contre un casier, elle explique «J’ai voulu partir, mais une fille m’a attrapé le bras, et ils ont tous commencé à me frapper». Une enquête a été diligentée, précise le parquet de Lille auprès du Figaro.
L’adolescente fabriquait des bracelets brésiliens, une activité qui selon ses camarades s’apparenterait à de la sorcellerie. Le média lillois a effectivement pu avoir accès à des messages privés de la jeune fille appuyant cette thèse : « Tout le monde dit que tu fais de la sorcellerie ? Mais c’est vrai ou pas ?» , lui avait demandé une élève de son collège à qui elle avait répondu : «C’est une vraie question franchement ? N’importe quoi, vraiment».
Les enfants mis en cause n’ont toujours pas reçu de sanctions
Outre le fantasque mobile des bracelets magiques, Maeline subissait du harcèlement depuis un an et demi rapporte La Dépêche . Rien ne changeait malgré l’envoi de multiples mails de signalement à l’établissement. La direction n’a jamais daigné réagir, laissant Nora Lesap, la mère de la jeune fille de 13 ans, complètement désespérée.
«On a son enfant en morceaux, en miettes, et on doit quand même sortir un petit peu les gros bras pour essayer de faire entendre quelque chose et que ça bouge» a-t-elle déploré. Les enfants mis en cause n’ont toujours pas reçu de sanctions tandis que l’Institution d’Armentières refuse de commenter l’affaire, indiquant à BFM Grand Lille qu’une procédure était en cours.
Le collège privé a tout de même affirmé rester «attentif à prévenir et à traiter les situations de harcèlement», précisant qu’il était «essentiel d’être à l’écoute de l’ensemble des élèves que nous accueillons, pour qu’ils grandissent dans un environnement sécurisé et bienveillant». Malgré ces discours, Maeline a changé d’établissement. En 2024, environ 611.358 élèves ont été victimes de harcèlement scolaire en France. Un fléau qu’a notamment choisi de combattre Gabriel Attal. L’ex premier ministre a lancé, en novembre dernier, sa fondation «Faire Face» qui a pour objectif de concrètement lutter contre le harcèlement à l’école.

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