«Dès que l’on dénonce, c’est toujours pareil : le mur» : l’affaire Bétharram, symptôme des failles juridiques de l’enseignement privé
Si
les classes des établissements scolaires privés sont contrôlées par
l’Education nationale, les internats ou cantines en sont un angle mort.
Le secrétaire général du Snep-Unsa, l’un des syndicats des profs du
privé, a déposé plainte contre X pour éclairer sur cette «opacité».
Viols, agressions sexuelles, coups, humiliations… Chaque nouveau témoignage des victimes de Notre-Dame de Bétharram, cet établissement scolaire privé au cœur du Béarn, laisse sans voix. Les 112 lettres de dénonciation enregistrées dans le cadre de la procédure judiciaire mettent en cause 11 personnes, dont 8 sont mortes, pour des faits allant de 1955 à 2004. Comment de telles pratiques ont-elles pu exister aussi longtemps, alors que l’alerte a été donnée dès les années 1990 ?
Par son ampleur et sa gravité, cette affaire Bétharram est hors du commun. Mais elle est aussi une parfaite illustration des failles du droit régissant les établissements privés sous contrat, qui ouvrent la porte aux dérives.
Les lanceurs d'alerte poussés vers la sortie
Quand en 1996, Françoise Gullung, professeur de mathématiques, donne l'alerte sur les pratiques de son établissement, elle se heurte à un mur. L'article de Libération, à l'époque, le raconte. Elle se retrouve lâchée par ses collègues, une partie des parents et même des élèves dont l'un d'eux lui fracture le nez.
La suite ici : Article Libération

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