Bétharram : "Bienvenue à neuneuland", réagit le porte-parole de l'association des victimes après les aveux de l'inspecteur d'académie
L'inspecteur a admis ne pas avoir chercher "à savoir ce qui se passait" dans l'établissement où il s'était rendu en 1996 à la suite de signalements de violences physiques. "Une légèreté" aux conséquences terribles pour les victimes suivantes, regrette Alain Esquerre.
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"J'entends son acte de contrition, et faute avouée est à demi pardonnée", explique Alain Esquerre, mais il se dit tout de même "sidéré et révolté". Il est notamment sidéré par "la désinvolture et la légèreté de cet inspecteur d'académie régional qui doit enquêter sur le dossier Bétharram et qui n'enquête pas sur la perte d'audition de cet enfant" dont le tympan a été percé après un coup au visage porté par un surveillant en 1996. Un inspecteur "payé pour faire un travail" et qui "nous dit aujourd'hui qu'il fait son acte de contrition en disant que ce travail" n'a pas été fait à l'époque.
Une "légèreté" qui a "empêché" les pouvoirs publiques et la justice d'agir
Le porte-parole de l'association des victimes de Bétharram se dit également révolté car la "légèreté" de cet inspecteur "entraîne une très grande responsabilité en termes de violences qui se sont poursuivies ensuite à Bétharram -et notamment après 1996- et qui empêchent les pouvoirs publics d'agir et d'aller plus loin sur ce dossier, et même qui empêchent la justice d'enquêter".
Alain Esquerre déplore également que dans son rapport, l'inspecteur d'académie "met en cause Françoise Gullung, une professeure de mathématiques excellente, qu'il ne rencontre pas parce qu'elle a le nez cassé du fait qu'elle a été bousculée par des élèves -accidentellement soi-disant. Mais par contre, il la décrit avec un état d'esprit très négatif parce qu'il écoute tous les enseignants de Bétharram. Et le crime de Françoise Gullung, c'est de donner à ses élèves le numéro d'urgence, le 119 [numéro du service Allô Enfance Maltraitée]".
"Les politiques, comment vous voulez qu'ils agissent si la fonction publique d'État ne fait pas le job pour lequel elle est payée ?", conclut-il.

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