Harcèlement moral et sexuel : deux ans de prison avec sursis pour l'ex-directeur du collège Saint-Joseph d'Arras

 L'ancien chef d'établissement catholique, en poste de 2000 à 2018, a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour harcèlement moral et sexuel sur des personnels de l'établissement. Cinq salariées se sont constituées partie civile au procès. 

 Une dizaine de victimes avaient été identifiées au long de l'enquête, qui a démarré il y a six ans. Cinq femmes, d'anciennes employées de l'établissement, se sont constituées partie civile au procès qui s'est tenu au tribunal judiciaire d'Arras, les 28 et 29 novembre 2024, pour des faits relevant du harcèlement sexuel et moral. L'ancien directeur de cette établissement catholique a été reconnu coupable de la majorité des chefs d'accusation et condamné vendredi 27 décembre à deux ans d'emprisonnement avec sursis : il ne sera pas incarcéré. Il est également interdit d'exercer des fonctions dans un établissement scolaires pour les trois prochaines années.

"Je ferme le livre"

"J'étais secrétaire à l'accueil du collège et il était mon supérieur hiérarchique", rappelle Sophie Gilleron. C'est elle qui a porté plainte il y a six ans et demi pour harcèlement. "Je suis enfin reconnu comme une victime, je ferme le livre. J'ai pleuré de soulagements. C'est ce que je voulais, ça va m'aider à avancer".

A ses côtés, très émue, Amélie Menuge s'est constituée partie civile au procès pour des faits similaires. "Toutes ces choses on les a bel et bien vécu, ce n'était pas normal et nous n'étions pas folles", souligne-t-elle. "C'est une condamnation satisfaisante : mes clientes souhaitaient simplement une reconnaissance de culpabilité et de leur préjudice, c'est le plus important pour elle", ajoute leur avocate, maître Virginie Stienne-Duwez.

L'ancien directeur d'établissement a dix jours à compter du vendredi 27 décembre pour faire appel de la décision du tribunal judiciaire d'Arras.

 

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