À Lamballe, plusieurs collégiens pris en charge par les secours durant un cross

Vendredi 4 octobre, environ 800 élèves ont participé au cross du collège du Sacré-Coeur, à Lamballe-Armor. La sixième course a dû être annulée : la protection civile ne parvenant plus à prendre en charge tous les blessés.


Publié  le mardi 8 octobre 2024 - Article Télégramme


Chaque automne, depuis plusieurs décennies, c’est LE rendez-vous sportif incontournable au Sacré-Cœur. Vendredi 4 octobre, en après-midi, s’est tenu le traditionnel cross du collège privé lamballais Un peu plus de 800 collégiens, engagés dans six courses distinctes, y ont pris part : sixièmes et cinquièmes garçons et filles, sixièmes et cinquièmes en loisirs, quatrièmes et troisièmes garçons et filles, et enfin, quatrièmes et troisièmes en loisirs.

Une fois n’est pas coutume, la toute dernière course n’a pu avoir lieu. Le motif ? Un nombre inhabituel d’élèves étaient déjà pris en charge par l’équipe de secouristes présente sur site. Jean Guéguen, directeur de l’établissement, raconte : « La responsable de la Protection civile, que l’on sollicite chaque année pour encadrer le cross, est venue me voir et m’a dit : "On a trop de monde ! Je vous demande d’arrêter les épreuves". Notre priorité étant la sécurité des élèves, on a donc décidé d’annuler la dernière course. » 

Des entorses et des malaises 

Selon nos informations, en plus du véhicule de la Protection civile, deux ambulances des sapeurs-pompiers et trois ambulances privées se seraient rendues sur place durant l’après-midi, pour porter secours à des collégiens blessés ou indisposés. « Rien de grave, tient à préciser le directeur qui a reçu, ce lundi matin, plusieurs appels téléphoniques de parents inquiets. Il y a eu quelques entorses et quelques malaises dus à des efforts ou des crises d’asthme. Ce sont des choses qui arrivent. Mais pas de fracture, pas d’intoxication alimentaire et encore moins de coma, comme j’ai pu l’entendre. » 

Les circuits, concoctés par les professeurs d’EPS du collège, n’excèdent pas les « 3 km ». Pas franchement dangereux, ils sont balisés sur le site de l’établissement et aux abords du Gouessant. Compte tenu de l’effectif global (plus de 800 élèves), les pépins physiques sont quasi incontournables. Or, « le protocole est le même pour soigner un bobo ou un évanouissement, observe Jean Guéguen. On tient absolument à protéger nos élèves, c’est pour cette raison qu’on ne prend aucun risque. » 

Conscient des faits, le directeur a prévu d’analyser dans les prochains jours, avec les enseignants et les secouristes concernés, cette édition un peu mouvementée. « On estime que l’activité physique est importante pour tous les collégiens. On lutte à la fois contre le phénomène de sédentarité chez certains jeunes, et on ne peut qu’encourager d’autres, très sportifs, qui souhaitent réaliser des performances en compétition. »


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