Lyon : le professeur du lycée prestigieux a fait vivre un enfer à ses élèves durant 34 ans
Un ancien professeur du lycée privé Aux Lazaristes à Lyon va être jugé pour "harcèlement moral" et "violences par une personne chargée de mission de service public".
Le tribunal correctionnel de Lyon a renvoyé ce lundi 2 septembre 2024 le procès d’un ancien enseignant de Lyon (Rhône), accusé d’avoir harcelé et violenté ses élèves.Éric X., un professeur en « enseignement supérieur » du lycée privé Aux Lazaristes, est poursuivi pour « harcèlement moral » et « violences par une personne chargée de mission de service public ».
Surnoms humiliants à ses élèves, propos racistes, incitation au suicide
La justice reproche en fait à cet homme de 57 ans d’avoir donné « des surnoms humiliants à ses élèves », mais aussi d’avoir « tenu des propos racistes » ou « rabaissants ». Il avait aussi « conseillé à des élèves de se suicider » ou avait encore « jeté des craies et autres accessoires » sur ces derniers, a résumé la présidente du tribunal correctionnel de Lyon.
L’homme, en poste depuis 1988, avait été suspendu le 8 avril 2022, avant d’être définitivement révoqué par l’Éducation nationale le 1ᵉʳ mars 2023. Il assure n’avoir « plus aucune activité professionnelle aujourd’hui ».
Suspendu définitivement de l’Éducation nationale
L’enquête a révélé « l’ancienneté des faits », avec des « résurgences tout au long de son parcours professionnel ».
Plusieurs anciens élèves ont également témoigné de ses « comportements inappropriés ». Mais « aucune plainte n’avait été déposée avant », a rappelé l’avocate d’Éric X.
Jugé en avril 2025
Un élément dont n’avait pas tenu compte la première expertise psychiatrique de l’intéressé. Dans l’attente d’une nouvelle expertise « plus complète », le tribunal correctionnel de Lyon a donc renvoyé l’affaire ce lundi 2 septembre 2024 : l’ancien professeur sera jugé en avril 2025.
L’une de ses victimes devra, elle aussi, se soumettre à une expertise psychologique pour « évaluer son préjudice ». Au total, quatre anciens élèves se sont constitués partie civile, mais de nombreux autres « n’ont pas voulu porter plainte », a constaté la présidente du tribunal correctionnel de Lyon.

Commentaires