Rentrée 2024 : la gratuité des transports scolaires supprimée par la Région pour 500 élèves du Doubs

 

Rentrée 2024 : la gratuité des transports scolaires supprimée par la Région pour 500 élèves du Doubs 

Par France Bleu Besançon

 À la rentrée 2024, la gratuité des transports scolaires sera supprimée pour 500 élèves du Doubs, inscrits en 6ème ou 2nd dans des établissements privés non desservis par des transports existant déjà pour des établissements publics. Si la Région justifie cette décision, les parents s'inquiètent.

C'est une décision régionale qui inquiète de nombreux parents. Dès la rentrée de septembre prochain, la gratuité des transports scolaires sera supprimée pour les 500 nouveaux élèves en classe de 6ème et de 2nd de certains établissements privés du Doubs. Là où un transport scolaire existe pour desservir un établissement public, les collèges et lycées privés continueront d'être également relier, mais la Région ne financera plus les transports desservant uniquement les établissements privés du département.

 
Votée en février, cette décision a été actée le 31 mai dernier. L'objectif pour la Région : harmoniser une règle déjà appliquée dans la plupart des départements de Bourgogne-Franche-Comté, sauf, jusqu'alors, dans le Doubs et la Saône-et-Loire. Si les parents s'inquiètent, pour Michel Neugnot, vice-président à la Région en charge des transports, cette règle est justifiée : "Il était anormal, de mettre des moyens publics, pour un transport où on ne desservait que des établissements privés", présente l'élu.

Une rentrée scolaire perturbée pour 500 élèves

Une décision annoncée avant les vacances scolaires d'été, avec des conséquences sur la reprise des élèves, en septembre prochain : "À la rentrée, les élèves pourront prendre les cars les 15 premiers jours, le temps que l'on puisse voir, avec l'enseignement catholique, de quelle façon nous pouvons traiter" la situation, assure l'élu régional.

Pour tenter de trouver un accord, une réunion de travail est prévue entre la Région et la direction de l'enseignement catholique le 6 septembre prochain, après la rentrée. Pour Michel Neugnot, deux solutions possibles : "Soit ce sont les parents d'élèves qui devront payer, soit un accord sera trouvé avec les différentes OGEC, les organismes de gestion de l'enseignement catholique, au niveau régional."

Des parents d'élèves "dans le flou total"

Une situation qui plonge les parents d'élèves concernés dans le doute. Jessica Ponsot habite l'Isle-sur-le-Doubs, elle a inscrit sa fille en classe de 6ème dans le collège privé de Sancey, dans le Doubs, à la rentrée prochaine : "On est dans le flou total... On est presque dans le doute de savoir s'il ne faut pas faire des dossiers ailleurs", confie la mère de famille.

"On est tous d'accord que ça va être un énorme coup pour les parents, pour les écoles aussi. Ça ne nous donne plus de choix pour inscrire nos enfants quelque part. Ça impacte quand même, je trouve, énormément, l'éducation et l'apprentissage des enfants, et ce n'est pas normal.", dénonce Jessica Ponsot.

Pour les élèves, comme pour les parents, difficile d'envisager sereinement la rentrée prochaine : "On emmène nos enfants en première année de collège, donc là quand on a dû leur annoncer qu'on ne savait pas où ils allaient aller à l'école, c'est quand même extrêmement stressant**", ajoute la mère de famille. En attendant les négociations des prochaines semaines, les parents ont prévu de se mobiliser pour trouver une solution pour leurs enfants.

 

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