Fermeture de poste à l’école privée de Gouarec : « Je comprends les réactions, mais… »
Fermeture de poste à l’école privée de Gouarec : « Je comprends les réactions, mais… »
Le maire et des parents d’élèves s’insurgent de la fermeture d’un
demi-poste à l’école privée Saint-Georges de Gouarec. Alors que les
effectifs ne bougent pas. Philippe Gerbel, directeur diocésain, répond.
Pourquoi fermez-vous un demi-poste à l’école privée de Gouarec ?
La raison est démographique. La prévision de la cheffe d’établissement est de 47 élèves. Comme cette année, c’est vrai, mais on aurait déjà dû fermer ce demi-poste l’année dernière. Sauf qu’on a été amenés, déjà, à fermer le collège et je ne voulais pas que Gouarec prenne toutes les difficultés la même année. On n’a pas pris cette décision, en espérant aussi que les choses allaient s’améliorer. Malheureusement, elles sont restées en l’état.
Comment décidez-vous ?
Chaque année, le rectorat nous fait savoir combien de postes on a en plus ou en moins. On fait une répartition entre les quatre départements et au vu du contexte démographique, les Côtes-d’Armor sont lourdement touchées. Ensuite, on regarde le nombre d’élèves par classe, la situation de l’école… En dessous d’un certain seuil, autour de 23-24, la fermeture peut tomber.
Enseigner sur quatre niveaux, comprenez-vous que cela puisse être compliqué ?
Je comprends les réactions. Je réagirais pareil mais on est sur une zone démographiquement en difficulté. Je sais que pour les enseignants, sur quatre niveaux, c’est compliqué. De plus, il se produit qu’en cours d’année, on a des arrivées en très petite section. Mais le rectorat prend seulement en compte les enfants réellement présents le jour de la rentrée.
La décision est ferme et définitive ?
C’est entériné. Dans l’enseignement catholique, nous faisons une proposition que nous soumettons au Dasen (directeur académique des services de l’Éducation nationale). Le plan a été validé depuis plusieurs semaines. Et nous n’avons pas la même latitude que dans le public avec des ouvertures/fermetures conditionnelles. On n’a pas de marge. En revanche, on pourrait très bien rouvrir à la rentrée suivante si la situation est meilleure. Là, par exemple, il y a cinq ou six écoles où on rouvre un demi-poste ou un poste complet. Mais il faut trouver un équilibre entre tout le département.Les écoles rurales, à vos yeux, restent importantes ?
On essaye de maintenir au maximum dans le monde rural, y
compris si ça conduit à des situations avec deux classes pour tous les
niveaux. La priorité, pour moi, ce sont les écoles dans les communes
sans école publique. On regarde également l’immobilier. À Gouarec, c’est
une école dont l’existence n’est pas menacée.
NDLR : Rectorat de Rennes laisse les 4 DDEC bretonnes se servir en postes pour des missions qui n'ont aucun lien avec les élèves.

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