La fermeture de l’école Saint-Michel de Picauville continue de susciter déception et stupéfaction
La fermeture de l’école Saint-Michel de Picauville continue de susciter déception et stupéfaction
Annoncée officiellement le 6 février 2024, la fermeture de l’école maternelle et élémentaire Saint-Michel de Picauville (Manche) se confirme. Une décision qui, malgré leur mobilisation, déçoit des parents d’élèves.
Ouest-France Publié le
Depuis trois semaines les parents des élèves de l’école privée Saint-Michel de Picauville se battent contre la fermeture de l’établissement, ouvert depuis une centaine d’années.
La réunion du mardi 6 février, en présence du directeur diocésain de l’Enseignement catholique Laurent Lechapelays, du président de l’Ogec (Organisme de gestion de l’enseignement catholique) Bernard Fleury, et du chef d’établissement Benoît Poincheval, annonçant officiellement cet arrêt en juin, a surpris les parents.
L’Ogec n’a fait aucun effort
« En décembre 2023, ils nous ont parlé d’une fermeture de classe qui était « envisageable » et que l’on ferait un point en février,explique le président de l’association parent élèves (Apel), Romauld Lecordier. Depuis cinq ans ils n’ont rien fait, l’Ogec n’a fait aucun effort pour sauver l'école dont le bilan est positif pour nos enfants, avec des bons enseignants. La mairie n’était pas au courant, personne a été informé. »
Banderoles dans les rues, flyers aux parents… Depuis cette annonce, les parents ont fait de leur mieux pour arrêter cette fermeture, ils ont même essayé d’organiser des portes ouvertes pour trouver des enfants à inscrire. Ce vendredi 23 février, trois parents ont eu une réunion avec l’évêque du diocèse de Coutances et Avranches Mgr Grégoire Cador.
« Nous avons pensé à bloquer le bourg »
« L’évêque a juste confirmé la fermeture, raconte Romauld Lecordier. Nous, les parents, nous sommes toujours contre, on est très déçus. Mais on a tout essayé, nous n’avons pas consultés et nous sommes étonnés que même la mairie ne soit pas au courant. Nous avons envisagé d’autres manifestations, nous avons pensé à bloquer le bourg de Picauville mais j’ai reçu des appels des Renseignements généraux et de la gendarmerie à Sainte-Mère-Eglise : nous ne pouvons plus rien faire. »
Romauld Lecordier n’est pas d’accord avec les arguments avancés pour cet arrêt : la baisse de la démographie à Picauville, l’impossibilité pour l’école de survivre économiquement avec 50 élèves.
Il explique, qu’actuellement, les parents sont en train de chercher les écoles à proximité pour leurs enfants.
« Certains ne resteront pas dans le privé, l’école publique à Baupte n’a qu’une cinquantaine d’élèves, et l’Inspection académique a annoncé que l'école à Picauville ouvrira deux classes. Mais c’est triste, cette école fait partie de l’histoire de Picauville et représentait le choix pour les parents », conclut Romulad Lecordier.

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