Le Chesnay : un lycéen arrêté après des menaces de mort contre son professeur de maths
Le Chesnay : un lycéen arrêté après des menaces de mort contre son professeur de maths
Un
adolescent de 16 ans scolarisé au groupe scolaire catholique
Blanche-de-Castille, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), a été
interpellé ce dimanche après des menaces de mort publiées la veille sur
les réseaux sociaux contre son professeur de mathématiques. Article Le Parisien« Je vais assassiner mon prof de maths, c’est un putain d’intello que personne n’aime. » Le message publié originellement en anglais sur le réseau social Instagram, ce samedi, est on ne peut plus explicite. Son auteur présumé, un lycéen inscrit en terminale dans l’établissement catholique Blanche-de-Castille, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), a été interpellé, ce dimanche matin, par les forces de l’ordre, après avoir proféré ces menaces de mort contre son professeur de mathématiques. Une enquête est ouverte.
« Je jure devant Dieu que si je vois ce pédé à la sortie de l’école, je vais l’agresser et le battre à mort, écrit encore l’élève, qui n’hésite pas à donner une description physique et vestimentaire de la victime, photo à l’appui. Je vais lui casser la gueule à cet intello. Il s’étire pendant les cours, fait des trucs d’autiste et me prend mon papier avant que j’ai fini d’écrire, c’est un putain d’attardé. »
Inconnu des services de police
Alerté par sa police municipale dès ce samedi, le maire (MoDem), Richard Delepierre, a tout de suite transmis l’information aux services de l’État. « Quand on a eu l’assurance que ces informations étaient avérées, j’ai immédiatement appelé la sous-préfète et le rectorat de Versailles », raconte l’élu, qui ne sait pas s’ils avaient déjà l’information.
« On a déjà vécu beaucoup de choses avec l’assassinat de Samuel Paty dans le département et, dernièrement, avec Arras (où un autre professeur a été assassiné en octobre dernier, dans le Pas-de-Calais). Donc, dans ce contexte d’extrême tension, on ne peut pas minimiser des menaces de mort, surtout quand elles proviennent d’un élève de terminale. Ça veut dire que l’élève est presque majeur, ce n’est pas un excès de colère », estime Richard Delepierre.
Si, selon nos informations, la direction de l’établissement envisageait de prendre en charge l’élève s’il se présentait au lycée ce lundi, les menaces ont été jugées beaucoup trop sérieuses par les autorités, qui ont décidé d’intervenir dès ce dimanche pour interpeller l’adolescent directement à son domicile.
Selon une source proche du dossier, cet élève n’est pas connu des services de police. Il aurait cependant changé de comportement à l’école, en manquant davantage les cours ces derniers temps. Il se serait également un peu plus isolé de ses camarades de classe. Pour autant, il n’y aurait pas eu de conflit connu entre l’adolescent et son professeur. Alerté, ce dernier a déposé plainte ce dimanche.
« La communauté enseignante va être choquée »
« C’est choquant, réagit le maire. C’est la première fois que j’ai affaire à ce type de menaces dans un établissement scolaire. (Celui-ci) est sans problème et bien tenu. »
Richard Delepierre se dit malgré tout bien conscient « qu’aucune école n’est aujourd’hui à l’abri » de tels agissements. « La communauté enseignante va forcément être choquée, ça va aussi choquer les parents d’élèves et ses camarades de classe qui étaient assis à côté de lui, donc, il va falloir faire preuve de pédagogie, bien expliquer les choses, et continuer à travailler car les jeunes de sa classe sont en pleine préparation du bac. »
Le jeune interpellé ne s’est pas contenté de menaces de mort à l’encontre de son enseignant. Il en a aussi proféré contre la communauté Instagram susceptible de voir son message. « Si vous avez vu l’histoire que j’ai postée à propos de mon professeur de mathématiques et que vous avez l’intention de moucharder, vous savez que vous le rejoindrez pour la première fois », a-t-il aussi prévenu.
Pour le maire, l’enjeu, maintenant, est de « continuer à vivre ». « On est dans un contexte de vigilance renforcée, on est à six mois des JO, on va accueillir des épreuves sur le territoire, c’est important qu’on renforce la sécurité parce qu’il y a un vrai enjeu mais on discute beaucoup avec ceux qui vont être sur le pont et qui vont permettre à la population d’en profiter pleinement. »
Selon une autre source, les patrouilles de police et gendarmerie vont encore être renforcées dans le département, en relation avec les responsables des sites cultuels.

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