Pourquoi aucune enquête interne n’a été ouverte après le suicide d’une collégienne, à Port-Louis ?

 

Pourquoi aucune enquête interne n’a été ouverte après le suicide d’une collégienne, à Port-Louis ?

Après le suicide de l’élève de troisième, la direction de l’enseignement catholique n’a pas ouvert d’enquête interne. Ce dossier, selon elle, dépasse « largement les limites du collège » de Port-Louis (Morbihan), ce que contestent les parents de l’adolescente.    Article Ouest-France

Yvan DUVIVIER. Publié le

C’est-à-dire ?  Nous sommes venus au soutien du chef d’établissement pour gérer la communication et une cellule de soutien psychologique a été mise en place à destination des élèves et des enseignants.  Et des parents ? Silence embarrassé :  Le contexte était un peu tendu , confie-t-il. Le père de Céleste aurait  menacé  le chef d’établissement le jour du décès.

« Pas propre au collège »

 Nous l’avons effectivement croisé le 12 novembre à la sortie de l’école, nous nous sommes présentés, il n’a eu aucun mot de soutien  opposent les parents. Qui, s’ils conviennent que Céleste était  une ado un peu rebelle , nient aussi avoir été convoqués ou reçus l’année précédente. Or, selon Stéphane Gouraud,  la direction avait eu un échange éducatif avec son père pour lui faire état d’influences, pas très positives, sur son adolescente .

Les divergences de vues se prolongent sur le terrain de l’enquête. Le directeur diocésain assure que  ce dossier de cyberharcèlement dépasse largement les limites du collège. Les garçons en question étaient scolarisés ailleurs. Nous n’avons pas vécu cette situation comme étant propre au collège . La version des parents de Céleste, qui ont eu accès au dossier, diffère :  Parmi les garçons mais aussi les filles mis en cause, un seul est d’un autre établissement mais trois autres élèves étaient bien scolarisés à Saint-Pierre .

Sentiment « d’impunité »

Pour tous, la mort de l’adolescente  a été un traumatisme très fort. Cela nous invite à être particulièrement vigilants  observe Stéphane Gouraud.  Depuis ce drame, qui est dans toutes les mémoires, des opérations contre le harcèlement scolaire sont conduites au quotidien , les personnels étant formés régulièrement, abonde la nouvelle directrice du collège. Car l’ancien a été muté dans le pays d’Auray l’été suivant le drame, mais  il n’y avait là aucun caractère disciplinaire  assure le directeur diocésain.

(Stéphane Gouraud, directeur diocésain dans le Morbihan : "il n'y a pas eu d'enquête interne car nous n'avons pas relevé de dysfonctionnement.")

Pour la mère d’un autre enfant scolarisé dans cet établissement,  il y a eu une défaillance, qu’elle relève du cercle familial ou du cadre scolaire, concernant ces gamins qui sont aujourd’hui lycéens . En quittant le collège,  ils n’ont pas eu à se poser de questions sur les conséquences de leur harcèlement. Dès lors, ils ont le sentiment qu’ils peuvent agir en toute impunité .

Commentaires

Anonyme a dit…
""Nous avons relu notre fonctionnement avec le chef d’établissement et il s’avère que nous avons fait ce que nous avions à faire ".
C’est-à-dire ? " Nous sommes venus au soutien du chef d’établissement pour gérer la communication et une cellule de soutien psychologique a été mise en place à destination des élèves et des enseignants. " . Ils ont tout bien fait comme d'habitude! Rien à se reprocher, aucune remise en question n'est donc nécessaire!!

"Car l’ancien a été muté dans le pays d’Auray l’été suivant le drame, mais " il n’y avait là aucun caractère disciplinaire " assure le directeur diocésain."
On le déplace parce qu'il n'a rien fait. Qui veut le croire? Pas moi en tous cas!

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