Harcèlement moral : que se passe-t-il au sein de cet ensemble scolaire privé en Dordogne?
Soupçons de harcèlement moral : que se passe-t-il au sein de cet ensemble scolaire privé en Dordogne ?
Deux enquêtes, dont une réalisée par l’Inspection du travail, ont été menées sur des faits de harcèlement moral. La direction a été écartée, mais des sanctions plus lourdes pourraient être prises
C’est un sujet « sensible » qui devait rester « confidentiel ». Depuis des mois, l’ensemble scolaire agricole privé du Cluzeau, à Sigoulès-et-Flaugeac en Bergeracois (Dordogne), est secoué par des soupçons de harcèlement moral venant de la direction sur une « grande partie » des personnels. Selon une plaignante, qui a souhaité rester anonyme, « tout y passe : harcèlement verbal et psychologique, menaces, isolement, humiliations publiques répétées, pression, vexation, chantage au licenciement ou encore mensonges et manipulation ».
Saisie par l’établissement qui faisait l’objet d’une alerte sur les risques psychosociaux (RPS), la Mutualité sociale agricole (MSA), via son service santé et sécurité au travail, a mandaté en septembre 2022 un cabinet spécialisé pour réaliser un audit sur les RPS. « C’est une démarche que l’on a effectuée à la demande de l’entreprise, confirme-t-on à la MSA. Il s’agit d’identifier et d’évaluer les facteurs de risque, sans porter de jugement sur le management.
Le conseil d’administration du Cluzeau, à Sigoulès, qui dépend de l’enseignement agricole privé, a voté la sanction, jeudi 25 mai
La
sanction est tombée, jeudi 25 mai, lors du conseil d’administration de
l’ensemble scolaire privé du Cluzeau, cet établissement réputé qui
propose des cursus agricoles jusqu’en BTS à Sigoulès-et-Flaugeac, près
de Bergerac (Dordogne). Les membres ont décidé de licencier Sophie
Scheuber, la directrice, pour des faits de harcèlement moral.
Ceux-ci ont été corroborés par deux enquêtes menées en 2022 par un cabinet spécialisé, mandaté par la Mutualité sociale agricole (MSA) et par l’Inspection du travail.
Selon des informations confirmées à « Sud Ouest », elles ont révélé des « faits graves ». L’enquêtrice de l’Inspection du travail a d’ailleurs demandé le « licenciement » de la directrice, sans quoi, elle se réservait le droit de « faire un signalement au procureur ».
Licenciement - Article SudOuest

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