Audit à l’Institution Jeanne-d’Arc à Montrouge : pas de harcèlement mais 20 salariés « en grande souffrance » - Le Parisien - 05/02/2023
Notre Collectif avait publié un article le 10/01/2023 sur cet établissement des Hauts de Seine (92) suite à la réception d'une copie du communiqué affiché en salle des enseignants. Le contenu de ce communiqué était choquant et inquiétant, tant pour les personnels que pour les élèves.
La Presse s'est émue une nouvelle fois de la situation très inquiétante de cet établissement avec un nouvel article du Parisien le 05/02/2023. Il s'agit du 3ème article de Presse en un an !
Nous nous étonnons de la réponse de la direction diocésaine du 92 qui, comme l'année dernière, semble mépriser la souffrance dénoncée parmi les enseignants et salariés OGEC et nie toute responsabilité de la Direction de l'Etablissement : " nous sommes dans une société actuelle où il y a de multiples raisons de se sentir mal". Pourtant les personnels interrogés ont bien parlé de leur souffrance générée par le travail et le management au sein du secondaire de cet établissement ! "
Rappelons que l'employeur est garant de la santé et de la sécurité, physique et psychologique, des salariés.
Qu'attendent les autorités cléricales et le Rectorat pour agir ?!?
Quand est-ce que la souffrance des victimes d'abus psychologiques va être enfin reconnue?



Commentaires
Pour rappel, voici les autorités cléricales et civiles informées par courrier:
○ la Direction de l’Institution Jeanne d’Arc de Montrouge
○ M Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique
○ Monseigneur Rougé, Evêque de Nanterre
○ la Tutelle des Sœurs Dominicaines du Très Saint Rosaire de Monteils
○ M De Chaillé, directeur Diocésain
○ Mme Des Barrières, nouvelle directrice diocésaine
○ M Ulrich, Archevêque de Paris
○ M Quesnot Président de l’UROGEC
○ l’APEL (établissement, régional et national)
○ Mme Avenel, Rectrice de l’académie de Versailles
○ Mme Bernussou, responsable de la DEEP
Le Maire de Montrouge, M. E.Lengereau, et ses équipes ont été alertés à plusieurs reprises, y compris lors des Conseils Municipaux.
Ces courriers ont alerté et démontraient une mobilisation pour :
• Que la souffrance des victimes des abus psychologiques soit reconnue
• Qu’il soit reconnu que les pratiques managériales portent atteinte à la santé et à la dignité de plusieurs personnels comme le confirme le rapport suite à l’enquête interne pour risques psychosociaux. ( turnover approximatif depuis 4 ans dans le secondaire. Il est vertigineux : 65% sur les personnels OGEC et 52% pour le personnel dans son ensemble.
• Que tous les élèves accueillis dans cet établissement soient sereins et ne subissent pas , pour certains, des pressions
• Que les élèves ne soient pas spectateurs de la souffrance voire détresse de plusieurs personnels et ne soient pas, par ricochet, en souffrance.
• Que tous les personnels et élèves puissent travailler dans de bonnes conditions sans avoir la boule au ventre
• Que tous les personnels et élèves aient le droit à la parole, à pouvoir exprimer leur désaccord sans avoir la crainte que cela se retourne contre eux, sans qu’ils soient menacés voire sanctionnés.
Le Cabinet indépendant en charge de l’enquête résume parfaitement ce pour quoi la mobilisation dure depuis si longtemps : « Comment les enfants accueillis dans l’établissement peuvent-ils être instruits correctement et s’approprier des règles de vie sociale saines lorsque des professionnels de l’enseignement sont eux-mêmes souffrants, dans la peur, voire absents ? Nous pensons que cette mission est humainement impossible »
A ce jour, rien n'a été fait pour faire cesser ces violences psychologiques sur personnels et élèves … à part un coaching de la Direction de l'Etablissement et un document obligatoire DUERP enfin rempli si l’on en croit les journalistes … de qui se moque-t-on ?!?
de partir tout comme l'avaient fait ceux qui sont partis l'année d'avant…..
La désorganisation, le manque de compassion et de confiance ainsi que les tensions entre corps enseignant et direction se faisaient grandement ressentir au sein de l'établissement
Réprobation systématique, menaces de fautes professionnelles et sous-entendus sont le lot quotidien des salariés.
Des cris et le ton très menaçant, des pleurs sont entendus qui proviennent de son bureau.
Ce genre d’agissements d’humiliation, parfois publics sont la règle
Les profs ne sont pas bien ils sont stressés convoqués sur le qui vive ils sont en souffrance et personne ne réagit … c’est inquiétant