Élus et laïcité : " Encore des progrès à faire "

 

Élus et laïcité : " Encore des progrès à faire "

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Dominique Goussot, membre du conseil national de la Libre-Pensée, donnait, mardi soir à Châteauroux, une conférence sur le thème Les élus et la laïcité.

La Libre-Pensée, association philosophique et de réflexion, agit aussi pour défendre la liberté de conscience. Elle défend notamment la loi du 9 décembre 1905, dite loi de Séparation de l'Église et de l'État. Vieille de plus d'un siècle, elle est souvent remise en cause par des élus plus soucieux de leurs électeurs que des lois de la République. « Nous constatons que " la tradition ", " l'intérêt local ", ou le " fait historique " sont de plus en plus utilisés abusivement pour tenter de légitimer un retour de l'intervention publique des religions et des Églises », indique le libre-penseur qui dénonce les aides matérielles ou financières, à la légalité contestable, apportées par des municipalités à des Églises ou des associations : vente de terrain pour l'euro symbolique pour construire des lieux de culte, subventions à des associations diocésaines pour l'organisation de manifestations à caractère religieux, autorisation d'installation de crèches de Noël sur la voie publique… « Le premier devoir des élus est de respecter la loi. Il leur appartient de résister aux pressions des différentes Églises. Or, on entretient la confusion entre cultuel et culturelle. La Libre-Pensée ne peut accepter ses entorses au principe de laïcité. »Plusieurs procès ont été menés avec succès par la Libre-Pensée. « Les élus ont encore des progrès à faire dans leur comportement vis-à-vis de la laïcité. Dans ce département, la vente à petit prix des locaux de La Martinerie à une école catholique hors contrat, est tout à fait contestable. Et comment ne pas s'élever contre ces élus de Fontgombault qui invoquent " une loi naturelle supérieure " à la loi de la République. »
Notons qu'élus et candidats aux municipales, invités à cette conférence, ont brillé par leur absence.




C.P.

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