Présomption de harcèlement, violences, menaces… l’école Sainte-Marie de Courtisols sous tension
Présomption de harcèlement, violences, menaces… l’école Sainte-Marie de Courtisols sous tension
Au sein de l’école d’enseignement catholique Sainte-Marie de Courtisols, les tensions sont palpables entre certains parents et la directrice de l’établissement après des accusations de harcèlement d’un côté et menaces et violences de l’autre.
mardi 28 mars 2023 par Kevin Petit Article L'Union
Le harcèlement scolaire est un sujet qui tend à ne plus devenir tabou. De nombreux enfants en sont victimes quotidiennement. Cette mère de famille vivant à L'Épine raconte le calvaire qu'aurait vécu son enfant à l'école d'enseignement catholique Sainte-Marie de Courtisols,
pendant un peu plus d'un an. «Il a encore des séquelles psychologiques,
détaille la jeune femme.
Sa gourde isotherme était cassée, il y avait des cailloux et de la terre à l'intérieur et des enfants l'ont obligé à boire ça. Un de ses camarades, avec qui il n'avait plus le droit de jouer à un certain moment, le frappait, l'insultait et le critiquait en permanence. Il ne voulait plus aller à l'école. Il avait peur. Il a fait une crise d'angoisse au point de s'étouffer.» Une situation qui se serait dégradée au fil du temps, atteignant un certain degré de violence. « l'autre garçon l'a frappé à l'entrejambe et il a eu une contusion testiculaire», relate la mère de famille. Des faits de harcèlement également dénoncés par d'autres parents. «Ma fille rentrait en pleurs le midi et le soir, relate une autre mère de famille. Un enfant se montrait agressif, notamment avec des coups de poing dans le ventre, et faisait tout pour l'isoler. Ma fille était terrorisée.»
Du côté de la direction interdiocésaine de l'enseignement catholique (Didec), la réponse est claire: il n'y a pas de harcèlement au sein de l'école Sainte-Marie de Courtisols. «Nous n'avons pas eu de faits de harcèlement caractérisés qui nous ont été remontés à ce jour, avance Franck Talleu, directeur interdiocésain de l'enseignement catholique dans la Marne et les Ardennes. Des enfants pourraient être victimes mais il faut que les faits soient caractérisés. Il faut en informer le chef d'établissement ou l'Apel (association de parents d'élèves de l'enseignement libre, NDLR).» Si de tels agissements sont vérifiés et caractérisés, cela mérite une réaction immédiate La direction interdiocésaine de l'enseignement catholique (Didec) La Didec ne reste toutefois pas les bras croisés en ce qui concerne le harcèlement scolaire. «Tous nos professeurs et directeurs d'établissement y sont sensibilisés. Nous menons un vrai travail de fond. Si de tels agissements sont vérifiés et caractérisés, cela mérite une réaction immédiate. Nous ne voulons pas que des enfants soient en souffrance.» La Didec a ainsi missionné une psychologue scolaire ainsi qu'un chargé de mission pour aller à la rencontre d'un des enfants qui aurait été harcelé. Ce qui n'apaise pas la colère des parents. Ils dénoncent une certaine forme d'omertà au sein de l'établissement.
«C'est très compliqué, commence un père de famille qui avait scolarisé sa fille dans cette école. Dès qu'il se passe quelque chose, tout est mis sous le tapis. Tout doit rester à l'intérieur, on a l'impression que l'école doit garder une bonne image à tout prix.» «On n'a pas arrêté de nous dire que c'est le jardin secret de l'école, raconte la mère de l''Épine dont le fils a ensuite été radié car les parents n'avaient plus confiance dans la direction. Quand elle m'a donné la lettre de radiation, je me suis fâchée. C'est l'enfant harcelé qui est viré et pas le harceleur. Il ne faut pas faire de bruit, il faut se taire et ne rien dire.» Dans le règlement intérieur de l'école Sainte-Marie, il est indiqué que les parents n'ont pas à s'immiscer dans les problèmes de l'école. «Les parents n'ont pas leur mot à dire et on ne peut même pas en parler en dehors de l'école. Beaucoup de parents pensent la même chose mais tout le monde reste dans son coin. C'est l'apologie de la réussite. Dans cette école, les enfants faibles psychologiquement ne sont pas bons», concède la deuxième mère de famille.
Face à ces allégations, la directrice de l'établissement se défend. «Tout est faux, indique-t-elle. Je reçois à chaque fois les parents et j'écoute les enfants. Je n'ai jamais eu de problème, c'est une très bonne école et ça se passe très bien avec les parents.» «Les procédures sont respectées et nous n'avons que des retours positifs sur cette école, poursuit Franck Talleu. Concernant la radiation, la cheffe d'établissement a suivi la procédure. Les parents ne se retrouvaient pas dans les projets et la vision éducative. Il n'y a pas de notion d'image. Nous voulons que nos établissements ne restent pas inactifs et règlent les problèmes quand il y en a. Nous sommes favorables au dialogue et aucune porte n'est fermée.»
Sa gourde isotherme était cassée, il y avait des cailloux et de la terre à l'intérieur et des enfants l'ont obligé à boire ça. Un de ses camarades, avec qui il n'avait plus le droit de jouer à un certain moment, le frappait, l'insultait et le critiquait en permanence. Il ne voulait plus aller à l'école. Il avait peur. Il a fait une crise d'angoisse au point de s'étouffer.» Une situation qui se serait dégradée au fil du temps, atteignant un certain degré de violence. « l'autre garçon l'a frappé à l'entrejambe et il a eu une contusion testiculaire», relate la mère de famille. Des faits de harcèlement également dénoncés par d'autres parents. «Ma fille rentrait en pleurs le midi et le soir, relate une autre mère de famille. Un enfant se montrait agressif, notamment avec des coups de poing dans le ventre, et faisait tout pour l'isoler. Ma fille était terrorisée.»
Du côté de la direction interdiocésaine de l'enseignement catholique (Didec), la réponse est claire: il n'y a pas de harcèlement au sein de l'école Sainte-Marie de Courtisols. «Nous n'avons pas eu de faits de harcèlement caractérisés qui nous ont été remontés à ce jour, avance Franck Talleu, directeur interdiocésain de l'enseignement catholique dans la Marne et les Ardennes. Des enfants pourraient être victimes mais il faut que les faits soient caractérisés. Il faut en informer le chef d'établissement ou l'Apel (association de parents d'élèves de l'enseignement libre, NDLR).» Si de tels agissements sont vérifiés et caractérisés, cela mérite une réaction immédiate La direction interdiocésaine de l'enseignement catholique (Didec) La Didec ne reste toutefois pas les bras croisés en ce qui concerne le harcèlement scolaire. «Tous nos professeurs et directeurs d'établissement y sont sensibilisés. Nous menons un vrai travail de fond. Si de tels agissements sont vérifiés et caractérisés, cela mérite une réaction immédiate. Nous ne voulons pas que des enfants soient en souffrance.» La Didec a ainsi missionné une psychologue scolaire ainsi qu'un chargé de mission pour aller à la rencontre d'un des enfants qui aurait été harcelé. Ce qui n'apaise pas la colère des parents. Ils dénoncent une certaine forme d'omertà au sein de l'établissement.
«C'est très compliqué, commence un père de famille qui avait scolarisé sa fille dans cette école. Dès qu'il se passe quelque chose, tout est mis sous le tapis. Tout doit rester à l'intérieur, on a l'impression que l'école doit garder une bonne image à tout prix.» «On n'a pas arrêté de nous dire que c'est le jardin secret de l'école, raconte la mère de l''Épine dont le fils a ensuite été radié car les parents n'avaient plus confiance dans la direction. Quand elle m'a donné la lettre de radiation, je me suis fâchée. C'est l'enfant harcelé qui est viré et pas le harceleur. Il ne faut pas faire de bruit, il faut se taire et ne rien dire.» Dans le règlement intérieur de l'école Sainte-Marie, il est indiqué que les parents n'ont pas à s'immiscer dans les problèmes de l'école. «Les parents n'ont pas leur mot à dire et on ne peut même pas en parler en dehors de l'école. Beaucoup de parents pensent la même chose mais tout le monde reste dans son coin. C'est l'apologie de la réussite. Dans cette école, les enfants faibles psychologiquement ne sont pas bons», concède la deuxième mère de famille.
Face à ces allégations, la directrice de l'établissement se défend. «Tout est faux, indique-t-elle. Je reçois à chaque fois les parents et j'écoute les enfants. Je n'ai jamais eu de problème, c'est une très bonne école et ça se passe très bien avec les parents.» «Les procédures sont respectées et nous n'avons que des retours positifs sur cette école, poursuit Franck Talleu. Concernant la radiation, la cheffe d'établissement a suivi la procédure. Les parents ne se retrouvaient pas dans les projets et la vision éducative. Il n'y a pas de notion d'image. Nous voulons que nos établissements ne restent pas inactifs et règlent les problèmes quand il y en a. Nous sommes favorables au dialogue et aucune porte n'est fermée.»

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