Au nom du silence, du mépris et de la désinformation

 Billet du Collectif StopSouffrancEC: communication du 7 octobre 2025 à Jeanne d'Arc de Montrouge 

 

 Réponse du Défenseur des droits - INSTITUTION JEANNE D ARC DE MONTROUGE 

 

 

Le miracle du rapport qui ne dit rien 

Le 7 octobre 2025, une nouvelle page a été écrite dans le grand manuel de la désinformation institutionnelle.

Dans un bel élan de communication coordonnée, l'Institution Jeanne d’Arc de Montrouge, l’OGEC et la tutelle des Sœurs Dominicaines du Très Saint Rosaire (ça ne s’invente pas) ont dégainé un joli courrier d’une honnêteté... toute relative, envoyé à toutes les familles et personnels.

Ce courrier, envoyé dans la précipitation alors qu’une journaliste enquête sur l’établissement. Un timing qui ne trompe personne. En réalité, il maquille, minimise, détourne.

Objet ? « Vous informer » – avec toute la transparence qu’on leur connaît – de la décision du Défenseur des droits, rendue le 8 septembre dernier.

Le hic ? Ce courrier est à la véracité ce que l’eau est à Lourdes : claire mais pas toujours extraordinaire.

Mais pas de panique, la direction, l’OGEC et la tutelle, main dans la main, ont trouvé la solution miracle : un bon vieux tour de passe-passe rédactionnel, version “Tout va bien, circulez y’a rien à voir !”.

Missel de la désinformation:

  1. Prenez un rapport accablant.
  2. N’en gardez qu’une phrase, de préférence la moins grave.
  3. Ajoutez une touche de rétrospection réglementaire : le seul et unique manquement relayé dans la communication date d’avant 2018, donc – miracle de la chronologie – la cheffe d’établissement actuelle se voit exonérée de toute responsabilité, comme sanctifiée par la seule grâce de son arrivée tardive.

Saupoudrez d’une conclusion extraordinaire:  Aucune pratique génératrice de potentielle souffrance n’ayant été retenue contre l’institution Jeanne d’Arc de Montrouge.”

Et voilà. Le tour est joué. Petit problème : qualifier la souffrance psychique des personnels n’est pas dans les attributions du Défenseur des droits.  En revanche, constater des atteintes graves aux droits fondamentaux l’est – Et c’est justement ce qu’il a fait en concluant à :

Ø  *une atteinte injustifiée à la liberté de conscience des élèves scolarisés au sein de cette institution

Ø  *au principe d’égalité entre les filles et les garçons découlant des valeurs de la République

Ø  *au principe de non-discrimination fondée sur l’apparence physique rapportée au sexe

Ø  *ainsi qu’au droit  à la protection du respect à la vie privée et à l’intérêt supérieur de certains élèves

Mais tout cela, dans la version officielle, devient un simple “décalage avec les exigences sociétales d’aujourd’hui”.  Comment transformer une gifle institutionnelle en caresse sur la joue?!

Cette stratégie, cosignée par la direction, l’OGEC et la tutelle, n’est pas simplement biaisée : elle est dangereuse. Elle manipule les faits, banalise des atteintes graves, et prétend que si le Défenseur ne parle pas de souffrance, c’est qu’il n’y en a pas.

Pendant ce temps, les personnels tombent : burn-out, arrêts, démissions. Les enfants, eux, subissent.


Mais qu’importe : la tutelle et l’OGEC, absents du terrain, sont toujours présents pour signer.


                                             Jamais là pour voir. Toujours là pour couvrir.

Soutenir aveuglément une direction contre toutes les alertes,

Ce n’est pas de la fidélité. C’est de la complicité.

 

 

 

 

 


 

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