STOP A LA MALTRAITANCE au Collège Saint Spire Léon Corbeil Essonnes

 


Après Jeanne d’Arc de Montrouge, Le Sacré Cœur à Versailles, Mercier st Paul à Meulan-en-Yveline, Sainte croix de Neuilly et tant d’autres dans l’académie de Versailles, au national le collège privé Sainte Clotilde à Amboise, Le Caousou à Toulouse, l'Immac à Pau et tant d’autres, le collectif StopSouffrancEC est alerté par les collègues du groupe scolaire Saint Spire Léon Corbeil Essonnes. Des témoignages inquiétants qui font état de propos sexistes et racistes, d’humiliations, de menaces, chantage, intimidations, harcèlement…la liste est longue et non exhaustive. Depuis la rentrée 2023, les dégâts sur la santé de nos collègues sont incalculables.

Une mobilisation pour alerter à tous les niveaux aussi bien du côté des instances catholiques que du rectorat a déjà été menée, ainsi qu'une pétition signée en masse pour dénoncer des faits de harcèlement moral au sein du groupe scolaire. L’Inspection du Travail ainsi que le syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique (SPELC) ont également été saisis.

Comme dans tous les dossiers que nous suivons, la réponse des autorités est toujours la même : le management du chef d’établissement (coopté, nommé par évêque pour seule « compétence ») n’est surtout pas remis en cause, aucun lien n’est jamais établi avec la situation de souffrance extrême. La loi du silence dont raffole l’enseignement catholique est de mise et le rectorat surfe sur le « pas de vagues ». Un duo de choc qui permet de ne pas agir, surtout pas désavouer un chef d’établissement pourtant décrit comme étant maltraitant, quitte à en perdre des enseignants, souvent les plus investis dans leur métier.

Le directeur diocésain du 91 M OMNES a cependant pointé le bout de son nez en mars dernier en venant rendre visite aux équipes mais n’a considéré la gravité et l’urgence de la situation que de très loin préférant penser à un malaise plutôt qu’à un réel problème de management. 

Un collègue convoqué par le rectorat de Versailles suite à un signalement du chef d’établissement en mars dernier. Heureusement, il a pu démontrer qu'il y a avait eu manipulation de la direction à l'égard des parents contre le dit collègue. Mais quelle énergie dépensée pour assurer sa propre défense ! Parce que lorsque le rectorat convoque, la présomption d’innocence n’a pas sa place.

Nous apprenons la tentative de suicide d’une déléguée syndicale en grande souffrance et en réelle détresse il y a quelques jours.

Comme toujours, nous sommes consternés de l’absence de réponse des institutions et notamment du rectorat alors qu’une pétition leur a été adressée et que celle-ci fait état d’une souffrance aiguë et de harcèlement.

Les personnels manifesteront devant l'établissement pour dénoncer le management brutal ce jeudi 3 juillet.

Le collectif StopSouffrancEC apporte tout son soutien aux collègues. Ils peuvent compter sur nous pour faire du bruit autour de cette nouvelle crise au sein d’un établissement qui n’a de catholique que le nom. STOP à l’OMERTA systémique et au #PASDEVAGUES institutionnel.

Commentaires

Anonyme a dit…
Malheureusement c'est un triste constat ayant travaillé dans l'éducation nationale pendant quelques années le malaise était déjà d'actualité les professeurs n'étaient pas soutenu par leur supérieurs beaucoup ont démissionné depuis et ce n'est pas la fin beaucoup d'autres suivront courage à eux.

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